Somnolence au volant : comment réduire les risques ?

La somnolence au volant constitue une cause majeure d’accidents de la route. Afin de limiter les risques, il est indispensable d’adopter de bonnes habitudes au quotidien, et de réagir dès les premiers symptômes.

Quelles sont les causes de la somnolence au volant ?

Le nombre d’heures de sommeil nécessaires pour être en forme varie d’une personne à l’autre. S’il existe bien des « petits » et « gros » dormeurs, la science a pourtant démontré formellement qu’en dessous de 7 heures de sommeil, nous nous exposons à des risques de somnolence au cours de la journée. Or, en France, la durée moyenne des nuits de sommeil est de 6 heures 42 seulement ! Cet état de fait favorise dangereusement la somnolence au volant.

Par ailleurs, notre niveau d’énergie varie sensiblement au cours de la journée. On note ainsi des périodes durant lesquelles nous sommes davantage sujets à la somnolence :

  • Durant la nuit : de 2 heures à 5 heures ;
  • Durant la journée : de 13 heures à 15 heures.

Enfin, certains facteurs peuvent provoquer un état de somnolence au volant. Parmi les plus répandus :

  • Un repas trop copieux ;
  • Un habitacle trop chauffé et/ou mal aéré ;
  • La consommation de certains médicaments.

Somnolence au volant : quels sont les symptômes ?

Contrairement à la faim, le sommeil est un phénomène irrépressible : en d’autres termes, même si vous tentez de lutter, vous finirez par vous endormir ! C’est la raison pour laquelle il est absolument indispensable de réagir dès que vous ressentez les premiers symptômes de somnolence.

Outre les bâillements et la sensation d’avoir les yeux qui piquent, vous pouvez ressentir de nombreux signes devant vous alerter :

  • Une sensation d’inconfort vous poussant à changer fréquemment de position ;
  • Un mal au dos, des raideurs dans la nuque ou dans les épaules ;
  • Un engourdissement des jambes.

La somnolence au volant peut également se traduire par le franchissement des bandes d’alertes sonores sur l’autoroute, ou par des absences.

Les signaux sont au rouge : que faire ?

Il est important de réagir dès les premiers symptômes de somnolence au volant. Lors d’un covoiturage, si un passager possède son permis, il est recommandé de lui céder le volant. À défaut, il est indispensable de vous arrêter rapidement dans un espace sécurisé. Prenez le temps de faire quelques pas et des étirements, de boire de l’eau et éventuellement de prendre un encas léger. Profitez-en pour aérer l’habitacle de la voiture.

Comment prévenir les risques de somnolence au volant ?

Le meilleur moyen de limiter les risques de somnolence au volant, c’est bien entendu de bien dormir. Pour profiter d’une nuit de sommeil réparateur, prêtez attention à la qualité de votre literie, et plus spécifiquement de votre matelas et de votre oreiller.

Avant de prendre le volant, veillez à manger léger. Pensez par ailleurs à emporter une bouteille d’eau, afin de pouvoir vous hydrater durant le trajet. La consommation d’alcool ou de stupéfiants est bien entendu à proscrire. Lorsque vous planifiez un long trajet, prévoyez des temps d’arrêt, toutes les deux heures au moins.

Retour de week-end ou de vacances : attention, danger !

Il est tentant de profiter d’une escapade aussi longtemps que possible, et de ne prendre le chemin du retour que dans la soirée. Mais gare aux longues journées ! Les spécialistes estiment qu’au bout de 17 heures sans sommeil, les réflexes d’un conducteur sont comparables à ceux d’un individu ayant 0, 5 gr d’alcool dans le sang ! Mieux vaut donc rentrer un peu plus tôt… et sans risque inutile !